Un 5 ème album dont vous entendrez peut-être quelques titres dans le film "La délicatesse", un nom qui convient comme toujours au travail d'Emilie Simon.

J'ai depuis toujours une certaine affection pour Emilie Simon, une musicienne à part qui n'a jamais suivi les mouvements musicaux et qui a su se créer un univers bien à elle. Naïve et romantique, sa musique pleine de simplicité ne l'empêche pas pour autant de nous transporter dans son univers unique aux sonorités variées et complexes.
Il n'est donc pas étonnant que son travail intéresse nombre de réalisateurs de cinéma. "La marche de l'empereur", "Survivre avec les loups", et maintenant "La délicatesse" des frères Foenkinos. En attendant de voir le film en salle, la bande originale nous en offre un joli aperçu.
Plus orchestré, bien moins expérimental qu'un "Emilie Simon" ou un "Végétal", ce Franky Knight est néanmoins son album le plus personnel. En effet, si le nom de "Franky Knight" peut faire sourire, sa signification le fait un peu moins. François Chevalier, producteur et ingénieur du son d'Emilie Simon, mais également et surtout son compagnon, est décédé en 2009 emporté par le virus H1N1.
La douce nous livre donc cet album empli d'amour et de mélancolie, mais tout en subtilité, rassurez-vous, les mouchoirs ne sont pas de mise. Nous sommes néanmoins bien loin de l'éléctro-pop du précédent "The Big Machine", ce qui n'est personnellement pas pour me déplaire.
Un album court, seulement 10 titres pour moins de 35 minutes, mais aucune chanson n'est à jeter. Les plus courtes sont les meilleures comme on dit. En tout cas, Emilie Simon, reste la même, et continue de nous envoûter avec ce nouvel album plein de candeur et de sincérité. Emilie Simon continue tout de même de mûrir, musicalement, album après album cela se ressent, sans pour autant perdre la magie des premiers jours. Je rajouterai que pour moi, elle est un peu la KOKIA à la Française, et pour tout ça, je la remercie.
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