vendredi 27 janvier 2012

Skyrim, avec sublime.

 Parce qu'il mérite largement un article de plus à son sujet...



 Avant d'écrire cet article, je dois me confesser, car une grande honte pèse sur moi. Une honte qui pourrait alterner mon objectivité sans faille et ainsi m'attirer les foudres des fanboys de la saga de Bethesda Softworks, The Elder Scrolls. En effet, je suis un néophyte de la série, mon premier épisode fut le quatrième, Oblivion, et pour lequel je n'ai malheureusement pas accroché plus que ça malgré sa grande richesse. Probablement à cause de sa dificulté improbable. Quoi qu'il en soit, 5 ans après, Bethesda, maintenant éditeur de son propre jeu, nous fournis une suite qui pour ma part rentre avec grâce et aisance dans le panthéon des meilleurs jeux de rôle occidentaux de ce millénaire. 

                                                     ça, c'est moi tout nu, tout poilu.

Qu'il est difficile d'écrire un article sur ce jeu, rien que le fait de détailler chaque chose qu'il est possible de faire dans les terres de Bordeciel équivaut à écrire une thèse. Pour remédier à ça, je ne vais pas le faire. Parce que faut pas déconner. Bon, commençons par le commencement, d'abord, Skyrim c'est quoi ? Eh bien un jeu de rôle médiéval fantastique avec toute la mythologie qu'on lui connait bien, orques, elfes, homme-chat(?), méchants humains qui font la guerre, cultes divins, morts-vivants, créatures mystiques, des grosses épées de feu, des pics de glace qui sortent des mains et bien entendu, l'élément le plus important, des putains de dragons !


Il faut également savoir que la série des The Elder Scrolls se déroule toujours dans le même univers, l'empire de Tamriel. Vous débutez donc le jeu, 200 ans après Oblivion, en choisissant la race de votre personnage et la personnalisation physique qui convient, opération bien moins redondante que dans les précédents épisodes, puisqu'au final, on ne voit jamais la tête de son personnage à moins de le vouloir. Chacune des races à une spécificité propre, mais ce choix n'a au final qu'une importance mineure car votre personnage sera modulable à votre souhait (au niveau des compétences, pas de l'apparence). 

Moi j'ai beaucoup d'amis dans Skyrim, alors le samedi soir, je les emmène dans mon bar préféré au nord de Bordeciel, y a Happy Hour de 17 à 21H !

Peu importe le personnage que vous choisirez, votre destiné sera épique, car vous êtes... un enfant de dragon ! Incroyable non ? Par contre je ne vous dirais pas ce que ça veut dire ni à quoi ça sert. Le contexte politique de Skyrim est complexe, et vous devrez choisir votre camp entre l'Empire et les Sombrages, à vous de suivre le parti dont vous jugerez la cause la plus juste, choix pas forcément évident car il n'y a pas vraiment de méchant ni de gentil. Il en est de même pour beaucoup de choix dans le jeu, que ce soit lors d'une quête donnée par un simple PNJ ou au sein d'une des différentes guildes que vous rencontrerez dans le jeu. A l'inverse d'un Fable, chaque histoire est travaillée et assez subtile pour éviter un choix manichéen. Les dialogues, très nombreux, sont néanmoins suffisamment bien écrit et bien doublés pour se sentir affecté par le cas de chaque protagoniste.

 Plus vous utilisez une spécialité, plus le niveau de celle-ci augmente, vous pourrez ensuite sélectionner une compétence liée selon un palier donné, à raison d'un point de compétence par niveau. Une opération parfois laborieuse avec une souris...

Aux premiers abords, Skyrim peut paraître archaïque voir simple, notamment du fait de son interface pensée pour les consoles de salon (je joue sur PC) et du coup peu confortable avec le combo clavier+souris. mais passé outre ces petits déboires ergonomiques, la maîtrise du jeu arrive rapidement. Le choix est large donc, mais classique, épée, hache, marteau, dague, arc, le tout réparti modulable grâce à vos deux mains (incroyable non ?). Epée/bouclier, ou epée/sort de feu etc. Perso, j'ai opté pour la finesse, la hache d'arme à deux mains. Avec un petit sort de conjuration pour invoquer un fidèle compagnon afin d'encaisser les coups à ma place. Les combats sont assez dynamiques mais le fait de passer par un menu mettant le jeu en pause pour changer d'arme, de sort, prendre des potions ou n'importe quel action rend parfois certaines situations fastidieuses, c'est le gros point faible de la version PC, qui garde exactement les mêmes interfaces que sur consoles.

 Voilà ce à quoi ressemble la carte à un certain moment du jeu, et tout n'est pas découvert, par contre, encore une fois, la navigation est laborieuse.

L'exploration, sans conteste la partie la plus incroyable du jeu, à pied, à cheval ou en vous téléportant via la carte du monde, c'est une véritable sensation de liberté absolue que nous offre Skyrim, une nature fournie, dense, torturée, tout en relief, des terres très montagneuses, où il ne se passe pas deux minutes sans que l'on découvre une nouvelle grotte, un campement, une mine, une ferme, un fort renfermant un donjon ou encore une rencontre amicale ou non. La carte s'enrichie chaque minute et on se retrouve vite perdu dans cette immensité. Heureusement, une fois qu'un endroit est visité, il suffit de le sélectionner sur la carte afin de s'y  rendre directement.


Et c'est encore pire pour les quêtes... Quasiment chaque personnage que vous rencontrerez vous donnera au moins une quête, ces dernières s’accumulent, s’accumulent... Plus ou moins importante, une autre force de Skyrim, c'est qu'on a envie de toutes les faire ! Car ce sont rarement des missions sans intérêt et elles sont toujours amenées avec une petite histoire propre au personnage concerné. Heureusement, un système simple permet de cliquer sur chaque quête pour l'afficher ou non sur votre "radar". Libre à vous d'effectuer vos quêtes dans l'ordre qu'il vous importe, vous pouvez même recruter un camarade de bataille pour vous épauler. Et c'est cette liberté INCROYABLE qui fait de Skyrim un grand jeu et surtout un jeu unique. Une mission vous soûl ou ne vous intéresse pas ? Pas de problème, il en reste vingt dans la liste d'attente. 

Si un sort est utilisé dans chacune des mains, ce dernier est renforcé, on peut même faire des Kamehamehas !


Bien entendu, Skyrim dispose de son lot de personnalisations et de créations d'armes, d'armures, potions mais également d'améliorations et d'enchantements. Classées par famille, il en existe une dizaine comme ci-dessus, en légère ou lourde, ajoutez à cela toutes celles que vous pourrez trouver tout au long de l'aventure, parfois déjà enchantées. Ajoutez encore une dizaine de types de magie différentes, comportant chacune son lot de sorts, une quinzaine de "cris" draconiques, et vous disposerez d'un large choix pour personnaliser votre avatar et vous amuser en combat.

Visuellement, vu la taille et la richesse de l'environnement, on constate que de près, les textures ne sont pas toujours folichonnes, mais peu importe, le monde de Skyrim est d'une telle splendeur, d'une variété incroyable même si certains lieux comme l'intérieur des maisons ou les grottes sont souvent des redites, il y a toujours ce petit quelque chose pour nous surprendre. Les changements météo sont magnifiques, on s'arrête sans arrêt juste pour observer le monde bouger, même sans nous.


Je vous propose d'ailleurs une petite série de screenshots pour le plaisir des yeux.
  

 Les sommets sont l'occasion d'admirer et de contempler l'immensité de Bordeciel, malheureusement, la distance d'affichage gâche le tableau.



 Vous connaissez beaucoup de jeu où l'on peut admirer des aurores boréales ?

 Ams tram gram...

 Certaines missions prendront un côté bien plus fantastique que médieval...

 Petit décrassage d'oreille...

 Cherchez l'erreur...

 Les profondeurs des terres de Bordeciel abritent des vestiges de la civilisation Dwemers, très avancée technologiquement mais disparue aujourd'hui.  


Après la claque monumentale que j'ai pris avec The Witcher 2, qui aurait pu penser que quelques mois plus tard, un autre RPG occidental m'en recolle une de l'autre côté du visage. Je ne l'ai pas encore terminé, je prends mon temps, écumant toutes les quêtes, j'en suis à presque 100H de jeu et je n'arrive toujours pas à mesurer à quel pourcentage en suis-je, ajouter à ça les Mods fait par les fans, et on obtient un véritable MMORPG, en solo... Plus beau, plus riche et surtout bien mieux équilibré qu'Oblivion, Skyrim donne une leçon à tous les éditeurs, car OUI, en 2012, on peut encore faire des jeux longs, passionnant de bout en bout, complet et complexe, et cartonner commercialement, et ça, ça fait plaiz'. 


Alors, si toi, ami gamer, ne t'es pas encore lancé dans Skyrim, il est temps pour toi d'y remédier. Car comme dirait l'autre : "Le changement, c'est maintenant.".

Ceci n'est ni un test, ni une critique, il s'agit simplement d'une envie de partager une expérience de joueur



2 commentaires:

Flippy Afka a dit…

le jeu semble vraiment cool et il fuadrait aussi que j'y joue une fois la manette de xboite reposé après avoir refait Halo Anniversary en légendaire et solo bien sur. Mais il ne vient qu'une seule remarque quand je lit ton article : Tu joue avec un put*** de chat !!! Dans quels abysses ton âmes est tombée pour que tu joues un chat. Serait ce de la faute de ta femme ?

Aladore admin a dit…

Je n'suis pas un chat mais un félin ! Un guerrier Khajiit pour être exact. Mais j'avoue que l'on m'y a un peu poussé... En tout cas je te le conseil vivement, ça te changera de tes exclus xboîte pourrite =)